vendredi 27 novembre 2009

PARIS : West Country Girl

Envie d'un pti resto sympa, pas cher, tout simple : et si on se faisait une bonne crêperie ? L'idée vous tente ? Alors vous devez ab-so-lu-ment découvrir cet endroit parfaitement atypique ! De l'extérieur, on dirait la petite maison dans la prairie qui aurait été télétransportée en plein milieu du 11ème arrondissement. A l'intérieur, l'ambiance un brin branchouillarde, la déco d'un "brut de décoffrage" très étudié, et l'espace (cadeau ô combien hors du commun pour un resto parisien) permettant de raconter d'énormes bêtises à sa voisine en toute discrétion vous offrent la possibilité de passer un moment des plus sympas !



On adore le côté bobo des serveuses adorables qui sont ultra-disponibles, souriantes, et de bon conseil. Côté assiette, on peut choisir la tradition ou partir à l'aventure avec des crêpes "épinards-chèvre-raisin", "brie-bacon-noix", ou encore la "montbéliard" ! Ca dépayse et ça fait du bien ! On accompagnera tout cela d'une petite sélection de cidres, notre choix s'étant porté sur le Fouesnant du Manoir de Kinkiz (10 € la bouteille) qui, relevé d'une jolie note acidulée, claque en bouche et accompagne tout le repas avec bonheur ! Allez-y les yeux fermés (attention quand même à la marche) !


METZ : Un pti air de fêtes ...

Un petit avant-goût des fêtes avec quelques photos prises le jour de l'ouverture du marché de Noël, de plus en plus décevant d'années en années ... Même si le vin chaud (celui du chalet du syndicat des commerçants de la ville de Metz) a toujours un bon goût d'épices et met du rose aux joues des jeunes filles, l'ambiance est de plus en plus impersonnelle et nettement moins chaleureuse qu'auparavant !
L'espace occupé par les petites maisons éclairées se réduit à peau de chagrin, les jolis parterres de sapins et les décors de Noël sont aux abonnés-absents, et la Place Saint Louis, morose depuis les travaux, semble bien peu encline à la joie des fêtes. Nonobstant la crise et les budgets serrés, il semblerait surtout que la politique d'animation de la ville, nouvellement réorientée, délaisse ce bel évènement qui demeurait depuis quelques années une occasion pittoresque, traditionnelle, voire folklorique, de se retrouver entre amis pour préparer les fêtes et profiter des spécialités de fin d'années tout en étant une manne financière qui démultipliait les flux de visiteurs et de touristes.




vendredi 6 novembre 2009

PARIS : Reprise de Salomé à l'Opéra Bastille

Bon, stop les arts de la rue, les peintures sur les murs, les installations alambiquées, les performances déjantées, les machins truchmuchés et autres bidouillages ... ! Revenons aux classiques, à l'institutionnel, au vrai ... (pour ceux qui ne comprendraient pas, c'est à moitié ironique) : reprise de la production de Salomé, de Richard Strauss, sur un livret d'Oscar Wilde traduit par Hedwig Lachmann, mise en scène de Lev Dodin...

Tout le monde connaît l'histoire biblique : Salomé, fille de Hérodiade, tombe amoureuse de Jean-Baptiste qui la repousse... Pour se venger, elle demande sa tête à Hérode qui lui a promis d'exhausser un de ses souhaits en échange d'une danse (la fameuse Danse des sept voiles).

De cette légende, Strauss fait un opéra monobloc qui sera l'un de ses premiers succès dans le répertoire lyrique : il combine avec la plus grande virtuosité exotisme orientalisant et sensualité exacerbée dans un crescendo musical et dramatique, en une seule partie de 100 minutes, qui amènera le spectateur à la scène ultime où Salomé, hystérique et en plein délire érotique, avouera son amour à la tête de Jean-Baptiste (Iokanaan dans le texte) qui repose dans une bassine d'argent. Ce finale en "tête à tête", où elle baise enfin cette bouche que Jean-Baptiste lui avait refusée, et un des plus grands chefs-d'œuvre de l'histoire de la musique, d'une richesse vocale, orchestrale et dramatique jamais égalée.

Bref, vous avez compris, il faut y aller, y faut y courir ...





















Alain Altinoglu :
Direction musicale / Lev Dodin : Mise en scène / David Borovsky : Décors et costumes / Jean Kalman : Lumières / Jourii Vassilkov : Chorégraphie / Valerii Galendeev : Collaboration artistique
Thomas Moser
: Herodes / Julia Juon : Herodias / Camilla Nylund : Salomé / Vincent Le Texier : Jochanaan / Xavier Mas : Narraboth / Varduhi Abrahamyan : Page der Herodias

Orchestre de l’Opéra national de Paris

Opéra Bastille, 20 rue de Lyon, Paris 12e, m° Bastille, les 7, 10, 13, 16, 19, 22, 25 novembre et 1er décembre, 1h40 sans entracte, 5 à 138 euros.

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