mardi 21 mai 2013

PARIS : UNE FOLLE A LA COMEDIE



Pour entamer nos retrouvailles, je vais vous conseiller de vite aller voir La Folle de Chaillot, à la Comédie des Champs-Élysees. Puisque, oui... fidèle à ma réputation, je vais toujours aux dernières représentations d'un spectacle et, si c'est bien, je vous hurle dessus qu'il AAAAB-SO-LU-MENT y aller, qu'il ne faut manquer ça sous aucun prétexte, etc. (ce à quoi, lecteur, tu as envie de me répondre "tu te paies notre tronche ? Ça s'arrête demain soir et c'est le jour de la finale de The Voice" ! mais eh oh, on fait ce qu'on peut hein !) Donc là, encore une fois, La Folle, ça joue depuis déjà un mois et ça ne va pas continuer pendant des semaines et des semaines... Mais il y a encore quelques représentations donc, oui, ô toi lecteur chéri, il faut AAAAB-SO-LU-MENT que tu y ailles et que tu ne manques ça sous aucun prétexte ! 

L'histoire est assez simple : Aurélie, une comtesse excentrique, quasi-clocharde, espère contrer les projets malveillants d'un groupe d'hommes d'affaires qui veulent extraire du pétrole du sous-sol de Chaillot. Pour ce faire, elle convoque ses amis afin qu'ils l'aident à faire disparaître les businessmans malintentionnés.



En ces temps de crise et de scandales financiers et écologiques, le texte de Giraudoux a de sérieux accents prophétiques, même s'ils paraissent un peu surannés. Dès les premières minutes, on a peine à croire que la pièce à été créée en 1945 tant le propos est encore d'actualité et le discours des hommes d'affaires peu scrupuleux du premier acte "Chez Francis" est proche de certaines pratiques politiques aujourd'hui courantes. On peut certes trouver des défauts à La Folle de Chaillot qui n'a pas la profondeur d'écriture et de propos d'autres ouvrages théâtraux de Giraudoux, on peut être excédé par son côté bien-pensant un peu naïf. Et la tendance du moment qui veut que toute chose prônant l'honnêteté, la sincérité et le respect doit forcément être le sujet de railleries et de sermons désabusés n'arrangera sans doute rien à cela... Mais il n'en reste pas moins que la pièce est d'excellente facture et que l'écriture théâtrale est savamment menée. 

Il est des rôles sur lesquels planent l'ombre de comédiens qui les ont à jamais marqués et qui font aujourd'hui figure de référence. La Folle de Chaillot est de ceux là : à évoquer son nom, on pense tout de suite à Edwige Feuillère, Madeleine Robinson, Judith Magre pour la scène et même Katharine Hepburn au film (The Madwoman of Chaillot, de Bryan Forbes, 1970). Pour les 100 ans de la Comédie des Champs-Elysées, c'est Annie Duperey qui reprend le rôle. Certes, on sait que la comédienne n'a absolument plus rien à prouver et que son talent lui permet d'aborder une palette large de personnages et de répertoires. Mais quelle claque de voir une si grande virtuosité de jeu, une incarnation si aboutie, une classe et surtout un bonheur de jouer si lisible sur le visage d'un artiste !

La mise en scène de Didier Long n'est pas d'une originalité renversante et n'offre pas à cette Folle une production historique. Mais elle a le mérite de mettre le plateau d'acteurs (et quel plateau !) particulièrement en valeur, ce qui est devenu suffisamment rare pour être souligné. Les décors sont un peu écrasants, particulièrement dans le premier acte (une terrasse de café sans grand intérêt, sans poésie). Le deuxième acte se déroule dans un univers proche de Jules Verne, un sous-sol de Nautilius ferrailleux et humide qui amène enfin la fantaisie et le mystère qui manquent à la première partie. Il permet de donner lieu à un trio de "sorcières" Duperey-Salviat-Caillol absolument désopilant et au grand plaidoyer du chiffonnier campé par un formidable Dominique Pinon.



La Folle de Chaillot

De Jean Giraudoux 
Mise en scène de Didier Long
Avec Anny Duperey, Dominique Pinon, Catherine Salviat, Romain Apelbaum, Jean-Paul Bordes, Stéphanie Caillol, Jacques de Cande, Franck Capillery, Fabienne Chaudat, Catherine Hosmalin, Mathias Jung, Antoni Klemm, Gaelle Marie, Adrien Melin, Jean-Jacques Moreau, Frédéric Rose, Geoffrey Sauveaux, Martin Schwietzke et Laurent Spielvogel 


Du mardi au samedi à 20h30 
Le dimanche à 16h

Durée : 1h45
Tarifs : 1ère cat. : 58 € / 2ème cat. : 48 € / 3ème cat. : 38 € / 4ème cat. : 20 €



jeudi 9 mai 2013

PLOOOM : ZEU KAUMEBAQUE


Moi ? Quoi ? Comment ça, je faisais le mort ? Rooooh, tout de suite ! Bah oui, comme tout le monde, l'année 2012 a été un peu la loose, et, tu vois, cher lecteur, j'ai du un peu m'occuper de mon moi intérieur (pas le moi des yaourts au bifidus acti-régularis-probiotiquo-fleurette intestinale, noooon ! le moi de "je me recentre du moi-même et je repriorise"). Et puis un peu de mon moi extérieur aussi (faut pas se laisser aller ! et de toute façon, ce qu'il à l'intér.... enfin, bref ! tu vois quoi !) Une fois le grand ménage fait, la grande lessive pendue, le grand ravalement de façade terminé, bref, le grand chantier enfin livré, j'en suis venu à me dire qu'il fallait que je redonne quelques nouvelles quand même ! 


Donc Plooom va bien, Plooom sort toujours autant au pestacle, Plooom croque cette fucking vie de bitch à pleine dents et Plooom compte bien en parler à nouveau sur son beulogue. Oui, nous nous sommes manqués, oui, nous avons traversé bien des orages, des tempêtes, oui, nos corps et nos esprits se réclamaient mutuellement, mais lecteur, oui, tout cela est maintenant bien fini puisque Plooom est de retour et Plooom va à nouveau te raconter plein de petites choses inutiles issues de son cerveau de grand malade ! 

Donc sonnez trompettes et autres trucs qui font du bruit quand on souffle dedans (oh lecteur, pas de blague vaseuse !) pour annoncer le plus grand comeback de l'Histoire (après ceux d'Olivia Newton Jones et de Jeanne Maas, quand même !), celui de Plooom !

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