lundi 27 juin 2011

PARIS : FKDL, késako ?


         

FKDL, c'est Franck Duval ! Et c'est quoi son dada ? Ben il a un talent fou pour donner vie à des silhouettes noires et sensuelles, des ombres faites de lignes et des courbes, esquissant les contours de pin-ups glamours et sexy. Pour respecter l'ordre public, il les vêt de choses et d'autres, puisant dans un dressing room de journaux  d'articles, de pub, de vieux papier jaunis sur lesquels apparaissent les grandes stars de ces époques révolues. Tout ça s'éveille sur un fond coloré, bigarré de couleurs primaires et criardes... Bref ! Ça pète ! Et c'est sooo chiiic ! 





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vendredi 24 juin 2011

PARIS : les THTF au Passage des Taillandiers

Ils avaient envahi le Marais (voir le post), les voilà maintenant Passage des Taillandiers !


[Passage des Taillandiers - Paris 11]

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lundi 20 juin 2011

PARIS : Jean-Charles de Castelbajac, back again

Au sortir de Monumenta 2011 (le Leviathan d'Anish Kapoor), les yeux encore plein d'étoiles, paf, un nouveau graf du couturier ! (précédent post)



[Grand Palais - Avenue Winston Churchill - Paris]

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jeudi 16 juin 2011

PARIS : Retour de Renée Fleming dans Otello, à l'Opéra Bastille

Reprenons nos petites habitudes : ça faisait une paille qu'on avait point causé lyrique ! Mais l'évènement est trop important pour le passer sous silence ! She's back ! Renée Fleming, star interplanétaire de l'opéra, soprano number one, qui règne sur la scène des plus grands opéras internationaux comme Maïté sur son ilôt central de cuisine (c'est dire !), Renée Fleming donc est enfin de retour à l'Opéra de Paris pour la reprise de la production d'Otello de Giuseppe Verdi, mis en scène par Andrei Serban ! Certes, on pouvait encore l'apercevoir de temps à autres sur la scène du Châtelet, ou plus récemment au Théâtre des Champs-Elysées, mais elle n'était plus remontée sur la scène de la Grande Boutique depuis ces démentielles représentations de Capriccio de Richard Strauss au Palais Garnier en 2004. Elle y incarnait la Comtesse avec une classe et une sensibilité qui ont fait fondre les plus récalcitrants. Depuis, le public parisien énamouré de sa voix de velours la cherchait partout... 

Elle revient donc dans une production d'Otello, certes pas l'une des meilleures, mais sûrement pas la pire non plus. Otello, tout le monde connaît l'histoire, c'est du Shake Spears (le frère de Britney) : encore une histoire où la condition féminine est mise bien à mal ! Otello est un super conquérant, genre invincible, qui vient de faire passer un mauvais quart d'heure à la flotte turque. Il rentre chez lui pour fêter ça et nomme dans la foulée Cassio au grade de capitaine. Graaaave erreur ! Iago (le méchant), jaloux comme un pou, promet de se venger. Il va tout faire pour détruire l'union heureuse d'Otello et de Desdémone, sa femme. Pendant toute l'intrigue, à grands coups de... mouchoir  (il va faire placer un mouchoir de Desdémone dans la chambre de Cassio), il va instiguer Otello à la suspicion, déversant en lui le sombre poison de la jalousie (mon dieu que c'est lyrique tout ça !) ! Cette pauvre fille va tenter de se disculper pendant tout l'opéra, mais Otello, un peu borné comme mec, va rester sourd à toutes ses implications. De plus en plus furibard, il va même la traîner par terre (mais que fait Ni pute, ni soumise !) en pleine réunion Tupperware... Non, je déconne, en pleine réception protocolaire, avec des VIP, des ambassadeurs, des Ferrero rochers, et tout et tout ! Là, le méchant Iago, qui lui a mis toutes ces mauvaises idées en tête, lui soumet l'idée de simplement occire sa chère et tendre là où elle a fauté : le lit nuptial ! Dans sa chambre, cette pauvre Desdémone, qui se doute que ça sent le roussi pour elle, fait une jolie prière, avant qu'Otello ne rentre, un poil énervé, et ne la tue. Quand Emilia (femme de Iago) entre à son tour dans la chambre et qu'elle voit le massacre, elle avoue à Otello que l'histoire du mouchoir, c'était du bluff. Là, Otello se sent mal... et du coup se suicide pour laver ses pêchés.

 



                           


                           


Quoi dire sur le spectacle ? Ben que la distribution n'est pas mauvaise du tout : même si Fleming éclipse tout le monde de sa présence irradiante, l'Otello d'Antonenko ne s'en sort pas trop mal. Tous les deux forment un couple très crédible. Mieux que ça : si on avait coutume de trouver parfois le jeu de comédienne de la Fleming un peu gauche, elle ballait tout ça d'un revers de manche. Face à un Otello complètement fou de rage et de jalousie, sans doute à la hauteur de ses possibilités de comédienne pour une fois, elle joue à la perfection la femme malmenée, apeurée. Inutile de dire qu'elle maîtrise vocalement à la perfection ce rôle qu'elle a depuis longtemps ajouté à son répertoire. D'une grande intelligence musicale, elle sait varier les effets d'intensité, se ménageant dans les petites interventions et remplissant la salle de Bastille dans ses grands airs. Sa voix est toujours aussi voluptueuse et charnelle. Les seconds rôles sont un peu plus en retrait, notamment le Iago un peu fatigué de de Lucio Galo (qui a néanmoins livré un très beau "Vanne ! La tua meta già vedo"). Il faut souligner la belle prestance de Michael Fabiano dans le rôle de Cassio, ténor à la voix puissante et au timbre clair. La mise en scène n'épargne pas quelques grossièretés de style, quelques poncifs un peu trop usés et quelques détails ridicules, mais elle n'entrave en rien les chanteurs. Au contraire, ils évoluent avec aisance dans un décor simple et peuvent donner toute la mesure de leurs talents.

Une très belle soirée pour les amateurs du répertoire verdien !



Otello de Giuseppe Verdi
Chœur et Orchestre de l’Opéra national de Paris, sous la direction de Marco Armiliato
Mise en scène d’Andrei Serban
Avec Aleksandrs Antonenko, Renée Fleming (du 14 juin au 1er juillet)/Tamar Iveri (du 4 au 16 juillet), Lucio Gallo (les 14, 17, 20 juin et 1er, 7 et 10 juillet)/Sergei Murzaev (les 23, 28 juin et 4, 13 et 16 juillet), Michael Fabiano, Francisco Almanzo, Carlo Cigni, Roberto Tagliavini
À l’Opéra national de Paris – Opéra Bastille
Place de la Bastille – Métro : Bastille
Jusqu’au 16 juillet – De 5€à 180 € - Durée : 2h50 avec entracte
Réservation : www.operadeparis.fr ou 08 92 89 90 90 (0,34€ la minute)



lundi 13 juin 2011

PARIS : Anish Kapoor au Grand Palais - Leviathan

Oui, je sais, je suis trop à la bourre pour en parler ! Tout le monde en a déjà fait un communiqué de presse, un blogpost, des photos, des articles, des reportages télé, des chansons, un opéra (oui, je sais, j'exagère toujours...) mais bon... On a tous notre petite vie, hein ! J'étais d'ailleurs sur le point de laisser tomber l'affaire et puis... bon ! J'avais des photos pas trop mal ! Et comme j'avais passé un moment particulièrement délicieux en cette après-midi ensoleillée, je me suis dit que ça ne mangerait pas de pain d'en faire quand même un petit post !

Il s'agit de quoi ? Ben, de la dernière édition de MONUMENTA, ce rendez-vous annuel au Grand Palais, où chaque année un artiste invité dispose des 13000 et quelques mètres carrés d'espace de la grande Nef pour y créer une oeuvre d'envergure... monumentale. Après Anselm Kiefer en 2007, Richard Serra en 2008 et Christian Boltanski en 2010, c'est Anish Kappor, artiste indien né à Bombay, qui prend les manettes de ce gros navire en y installant Leviathan, une oeuvre qu'il souhaite comme "une expérience contemplative et poétique, émotionnelle et philosophique inédite". Le visiteur commence sa visite par l'intérieur de la ... chose (une espèce de ballon de baudruche tricéphale rouge de l'intérieur, violet de l'extérieur), afin de "s'immerger dans la couleur", puis peut passer à l'extérieur afin de contempler l'imposante structure qui semble avancer et engloutir les structures métalliques du transept de la grande Nef.


         


"Un seul objet, une seule forme, une seule couleur"            .





           

           




Anish Kappor - Leviathan - Monumenta 2011
Nef du Grand Palais - Porte principale
Avenue Winston Churchill 75008 PARIS
Jusqu'au 23 juin

Plus d'infos : cliquez ici
   
   

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